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LES SEMAINES D'EDUCATION
CONTRE LES DISCRIMINATIONS
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Romeurope proteste contre les expulsions
À Indre, il ne s'agit que d'une demi-surprise puisque ces terrains privés sont au coeur d'un projet d'aménagement et que la situation ne pouvait pas rester en l'état. Cependant, la municipalité préfère éviter tout commentaire en attendant d'avoir confirmation de cette expulsion à venir par les propriétaires. En octobre 2009, 57 caravanes de familles Roms expulsées du camp de Chantenay avaient débarqué dans cette petite commune d'à peine 4 000 habitants. Le maire avait pris le parti de les accueillir momentanément, en attendant de trouver une solution plus collective qui se fait toujours attendre. En dépit de ses demandes multiples, Jean-Luc Le Drenn n'a trouvé aucun écho public de la part des autres communes pour mettre sur pied une réponse collective, et pas davantage auprès de la préfecture. Sa position courageuse a suscité de nombreux débats contradictoires au sein même de la commune. Un encadrement social rigoureux, des aménagements temporaires et une certaine fermeté ont permis de maintenir des équilibres difficiles. Mais Indre reste démunie devant cette situation, ne disposant ni des terrains ni des moyens nécessaires pour répondre à un problème migratoire de cette importance. Pour sa part, Nantes Métropole ne souhaite pas apporter de réponse collective, au moins pour l'accueil de ces familles. La position du moment est que cette question relève de s pouvoirs de police de chaque maire. (1) Des engrais fabriqués sous la marque AZF, mis en cause dans la fameuse explosion à Toulouse en septembre 2001.
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Les Roms d'Indre relancent le débat
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L'expulsion probable des familles Roms installées dans la petite commune du Nord-Loire repose la question du devenir de ces 1 500 personnes.
Les familles Roms installées depuis huit mois à Indre pourraient être bientôt expulsées. Elles sont, en effet, installées sur un terrain de l'ancienne usine d'engrais Soferti, propriété de la
société Grande Paroisse, laquelle a engagé une procédure en ce sens. Cette mesure, prévisible, pose une nouvelle fois la question du devenir de ces 1 500 Roms vivant, difficilement, dans
l'agglomération nantaise.
Pas d'écho public
Expulsées du camp de Chantenay, à Nantes, en octobre 2009, 57 familles étaient arrivées brusquement à Indre, petite commune voisine d'à peine 4 000 habitants. Le maire, Jean-Luc Le Drenn, n'avait pas voulu entrer à son tour dans le cycle de l'expulsion. Mais la solution collective, avec les élus locaux, qu'il a appelée de ses voeux, n'a trouvé aucun écho public. Il a cependant fait des efforts sur le plan de l'encadrement social de ces familles, et favorisé le dialogue avec les habitants de sa commune.
La procédure engagée à Indre par Grande Paroisse vient réveiller une question qui, en dehors de la compassion humanitaire, se trouvait complètement dans l'impasse. Il est clair aujourd'hui que la réponse à ce problème migratoire ne sera pas collective. La doctrine du moment est qu'il ne faut pas « créer d'appel d'air » pour d'autres familles en partance. La règle est que chaque occupation de terrain relève des pouvoirs de police du maire concerné. Autrement dit, chacun fait ce qu'il peut avec les Roms que la commune voisine expulse.
À l'exception des initiatives, individuelles et discrètes, de quelques rares élus, comme à Sainte-Luce, l'idée la plus communément partagée serait que les familles Roms reprennent le chemin de la Roumanie, pour bénéficier des effets si efficaces de la « coopération décentralisée ». La communauté urbaine ne se désintéresse pourtant pas totalement du problème. Les services de Nantes Métropole travaillent actuellement à mettre en place, avec l'Office français de l'immigration, une formule d'aide au retour des familles Roms, qui a déjà été tentée.
Expulsions de Roms : « indigne », jugent les Verts
Après les expulsions d'une dizaine de familles de Roms, la semaine dernière, à la demande de la mairie de Nantes, les Verts et Europe Écologie « se
désolidarisent de ce type d'action » qu'ils jugent « indigne de la mairie de Nantes ». Ils dénoncent les « attitudes arrogantes et humiliantes »
observées parmi ceux qui ont mené l'opération. Depuis des mois, aucune concertation n'a été mise en oeuvre, dénoncent les écologistes, qui ajoutent : « La ville de Nantes et les communes
de l'agglomération doivent faire pression auprès de l'État pour répondre de façon coordonnée aux questions sur le logement, l'éducation, les moyens de subsistance. L'agglomération nous semble
être la bonne échelle. Les solutions ne se trouveront pas en refusant de traiter cette réalité. »
Source OUEST FRANCE
(sans engagement de la FAL 44)